Trou d'Eau Douce et l'île aux Cerfs
Trou d'Eau Douce

Un village de pêcheurs mauricien et son lagon turquoise, porte d'entrée vers l'île aux Cerfs, entre plages désertes et eaux cristallines.
Par La rédaction
Un village entre terre et mer
Trou d'Eau Douce s'étire le long d'une baie peu profonde, où les eaux du lagon se mêlent aux racines des palétuviers. Le village, à l'écart des grands complexes hôteliers, conserve l'âme d'une ancienne communauté de pêcheurs. Les maisons en bois coloré, aux toits de tôle ondulée, bordent des ruelles sablonneuses où les enfants jouent pieds nus. L'air est chargé d'une odeur de sel et de poisson grillé, portée par une brise légère qui fait danser les feuilles des filaos.
Le matin, les barques traditionnelles — les pirogues — sont halées sur la plage par des hommes aux mains calleuses. Elles attendent les touristes pour la traversée vers l'île aux Cerfs, mais aussi les pêcheurs locaux qui partent relever leurs filets. Le soir, les mêmes embarcations reviennent, chargées de dorades et de capitaines, que l'on vend directement sur le sable, à la lueur des lampes à pétrole.
Le lagon, miroir turquoise
La baie de Trou d'Eau Douce est un monde à part, où l'eau prend des teintes changeantes selon l'heure et la lumière. Le matin, elle est d'un bleu pâle, presque laiteux, strié par les sillages des bateaux. À midi, sous le soleil vertical, elle devient un miroir éblouissant, reflétant le ciel sans nuages. En fin d'après-midi, elle se pare de reflets dorés, tandis que les ombres des montagnes de l'île aux Cerfs s'allongent à sa surface.


