Île aux Bénitiers
La Gaulette

Une île corallienne déserte au large de La Gaulette, accessible en bateau depuis le lagon de Rivière Noire, idéale pour le snorkeling et les pique-niques sauvages.
Par La rédaction
L’Île aux Bénitiers émerge comme un mirage au milieu du lagon de Rivière Noire, à quelques encablures de la côte ouest de l’Île Maurice. Ce n’est pas une île au sens classique — pas de palmiers penchés ni de sable blanc immaculé —, mais plutôt un banc de corail fossilisé, plat et aride, recouvert d’une fine couche de végétation rase et de buissons épineux. À marée basse, on distingue encore les traces des récifs qui l’ont formée il y a des millénaires, comme une empreinte géologique figée dans le temps. Le lagon qui l’entoure, d’un bleu turquoise presque irréel, contraste avec la sécheresse de l’île, créant une scène à la fois austère et envoûtante.
Située à environ 1,5 kilomètre du rivage, près du village de La Gaulette, l’Île aux Bénitiers est un lieu de prédilection pour les Mauriciens en quête d’évasion. On y accède en bateau, généralement depuis la plage publique de La Gaulette ou les embarcadères privés des hôtels voisins. La traversée, d’une vingtaine de minutes, offre déjà un avant-goût de l’aventure : le vent salé fouette le visage, les dauphins jouent parfois à l’étrave, et l’horizon se dégage peu à peu des montagnes du Morne Brabant, qui dominent la côte comme des sentinelles.
Une fois débarqué, le silence surprend. Pas de bruits de moteur, pas de musique, juste le clapotis des vagues et le cri des sternes qui survolent l’île. Le sol, parsemé de coquillages brisés et de coraux morts, craque sous les pas. On y trouve quelques cabanes de pêcheurs abandonnées, vestiges d’une époque où l’île servait de halte aux marins, et une petite plage de sable gris, protégée par une barrière de récifs. C’est ici que les visiteurs installent leurs serviettes et leurs glacières, transformant l’endroit en un repaire éphémère le temps d’une journée.


